Musée et cinéma par Thomas Lasbleiz
Depuis une dizaine d’année, le musée invite le cinéaste, de Lynch à Kitano, de Varda à Godard. Mais, perverti par l’institution, le marché, le grégaire, l’Urinoir de Duchamp a revalorisé l’institution muséale, lorsque Duchamp pensait en faire trembler les certitudes. Aussi tout objet exposé est œuvre d’art, et si après Duchamp ou Picasso, l’art contemporain a démocratisé les maté- riaux, il a, au sein d’une société s’affirmant démocratique, été réinvesti de principes de classe. Dans le musée, le notable, de province ou d’ailleurs vient contempler sa satisfaction grégaire d’en être.
Ce nouvel académisme s’appuie généralement sur un discours, discours qui même lorsqu’il est fondé sur la critique (de la beauté, de la société, du capitalisme), ne cherche au fond qu’à se différencier de la culture de masse, dont il reproduit pourtant les pratiques : les lignes de Buren, sériées sans imagination depuis maintenant des années, ne valent que par le procédé de familiarité. Objets uniques, ce qui en fait le prix, répé- tés, ce qui en fait la certitude. On achète un Buren comme un Louis Vuitton, et si les colonnes sont maintenant admises au palais royal, ce n’est pas qu’elles étaient classiques, comme on voudrait se le faire croire, mais qu’elles étaient insignifiantes.
Ainsi que le remarquait Godard à propos des travaux des élèves du Fresnoy, leurs objets ne valent que par eux mêmes, et ne renvoient qu’au statut d’objet d’art. Lorsque toute la carrière de Godard est fondée sur l’interrogation des hié- rarchies, sur celle du primat de la production sur la diffusion, le musée est installé dans le primat de la diffusion sur la production dans le mépris des hiérarchies. L’échec de l’exposition Godard à Beaubourg est une réus- site : l’expression la plus aboutie de l’inconciliable, et les cinéastes qui s’ingénient à se faire reconnaître par l’institution du musée ne disent pas autre chose que leur absence de confiance dans l’avenir du cinéma.



IL PLEUT SUR TA MERE!!!
ON COMPREND RIEN ….. BCP DE “GROS MOTS” POUR DIRE DE CHOSES SIMPLES ET QU’ON SAIT DEJA,. VOUS VOUS Y CONNAISSEZ EN ART ? DU BLABLA CONCEPTUEL ET CHIANT.
C’EST PAS AVEC DES PROPOS COMME CA QU’ON VA DEMOCRATISER L’ART, LE CINEMA D’AUTEUR, ET L’ACCES A LA CULTURE EN GENERAL. LE CINEMA N’A DONC PAS D’AVENIR AVEC VOUS MONSIEUR!!!
DE LA PART D’UN FERRU D’ART COMME VOUS