Je te vomis dessus par Karima Baraq
A Paris, capitale de la charogne, c’est spotlights sur les cadavres.
Plus t’es mort plus on t’expose.
Avec la chaleur des lampes, ça pue c’est terrible.
Moi ça me fait vomir.
Catherine Breillat je vomis sur un tampon hygiénique et je le mets dans ta chatte.
Agnès Varda je vomis sur ton casque de cheveux ça coule ça change ça rajeunit.
Jean Luc Godard je te pousse dans l’eau, je te vomis dessus, et comme tu te noies tu avales du vomi.
Alain Resnais je te fais tomber par terre, je te vomis dessus, je pars, je reviens, je te fais tomber dans ton vomi, je te revomis dessus, après je regarde les traces du temps et les couches et les textures.
Parfois on fait un truc, pas du tout pour faire joli, comme vomir sur Alain Resnais, et après on se rend compte qu’on a touché la beauté.
Jacques Doillon je vomis sur ta bite comme tu filmes avec t’en mets partout.
Eugène Green je te vomis dessus 25 fois, et comme tu parles et que je t’aime pas je vomis dans ta bouche. Après je me casse vite fait parce que je voudrais pas que tu retournes le vomis de ta bouche contre moi, j’ai pas envie de me salir.
Je vais au café, je pense à sur qui je vais vomir. La télé est allumée.
Assayas, Beauvois, Delpy, Kounen, Ozon, Almaric, Klapish, je me concentre et je vous asperge d’un seul jet très fort de vomi rouge, bien acide, comme ça ça vous donne des couleurs, je vous recouvre bien, vous pataugez dans le vomi, Julie Delpy elle a comme un masque, quand elle veut parler ça fait des bulles, et quand la bulle éclate ça lui éclabousse les yeux alors elle pleure vu que le vomi c’est acide.
Après je vois un chien alors je pense à Gaspard Noé.
Gaspard Noé je te vomis dessus par derrière et par devant et tu kiffes, ta voix toute douce ça me dégoûte je te frappe avec les pieds parce que je trouve que t’es dégueulasse, tu kiffes, merde je veux me casser mais tu t’accroches à mes jambes en geignant, t’es trop grave, merde ça t’excite, tu me salis le pantalon, putain j’ai du vomi dessus maintenant, putain tu cherches quoi là, vas y lâche ma jambe sale bâtard espèce de sale chien, putain fils de pute me touche pas, mais qu’est-ce tu fais t’es un ouf, enculé de ta mère
—Réactions—
De : natacha
À : laurent jarrige
Envoyé le : Lun 8 novembre 2010, 16h 25min 32s
Objet : Re: Re : Tr : revue “bayonne arrive”
ok!
Es tu sûr de l’utilité de garder les adresses mails? Stéphanie DL de l’Espace Beaujon, n’est ce pas suffisant ?
Voilà un article de Mathilde, j’aimerais savoir ce que tu en penses.
Bises
Le 8 nov. 2010 à 18:00, laurent jarrige a écrit :
oui, tu as raison, c’est amplement suffisant.
et pour le texte de Mathilde, j’aime assez j’avoue, mais à condition qu’il soit signé.
Le côté ado peut donner un coup de jeune à notre lectorat non ?
De : natacha
À : laurent jarrige
Envoyé le : Mar 9 novembre 2010, 20h 09min 27s
Objet : Re: Re : Re : Tr : revue “bayonne arrive”
salut Laurent,
pour le texte de Mathilde j’avoue que je trouve ça un peu léger, mais je lui ai dit.
la forme pourrait être intéressante mais il n’y a pas de fond, du coup pas d’impact.
et quant au pseudo, c’est normal, les ados ils vomissent sur tout sans argumenter ni connaître, mais ils assument pas!
bon on en discutera tous ensemble, mais si ça passe je ferais une réponse!
Bises
Le 10 nov. 2010 à 08:01, laurent jarrige a écrit :
bonjour,
oui, bien sûr, tu as raison, un peu , au sujet du fond, et encore non, tu peux avoir tort: il faut le prendre autrement ce texte, mais on peut en tirer un certain plaisir; c’est toujours le même problème, c’est un peu délicat d’insulter ces gens sans vraiment les connaitre et tant qu’ils ont des positions molles mais après tout, que sont-ils ? Des personnes PUBLIQUES, pas comme toi et moi, sur qui on peut donc exprimer ce qu’on pense et qu’on peut porter pour responsables de certains faits; alors oui, ça change rien, ça propose rien, mais c’est bon à voir et à entendre, non ?
bises
www.bayonnearrive.com
Le 10 nov. 2010 à 11:33 :18, Natacha Bitton a écrit :
Coucou,
Donc tu es en train de dire qu’il est légitime d’insulter un personnage public et cela, simplement parce qu’il est public, et même si on ne le connaît pas ?
Mathilde n’exprime pas ce qu’elle pense. Elle vomit.
Elle ne les porte pour responsables de rien. Elle vomit.
Ce texte ne dit rien de ces gens, mais beaucoup de l’auteure, qui n’a d’autre moyen d’expression que le vomi – ce qui est faux, nous le savons et c’est exactement pour cela que je pense que ce texte la dessert.
N’y a t-il pas d’autres moyens de lutte ?
Et ceux dont le vomi est l’unique moyen ne s’enferment-ils pas tous seuls dans le monde qu’ils dénoncent?
Ce genre d’article ne m’intéresse pas, pas parce qu’il vomit à la gueule (cul, bite…) des gens mais parce qu’il ne le fait pas intelligemment.
Puisque tu me le dis, je conçois que tu puisses en tirer un certain plaisir.
Mais fondamentalement, et cela rejoint mon edito, cela ne fait pas partie de mes valeurs :
- de vomir à la gueule des gens
- sans les connaître
- sans raison
- et surtout, pas en face…
Et en même temps pour le faire il faudrait que les paroles et les pensées aient du poids et ici, elles n’en n’ont aucun.
Peut-être notre plaisir ne se situe-t-il pas au même endroit ?


